Conflit en Ukraine : quel impact sur l’agroalimentaire français ?

Général

La pandémie de Covid-19 et le conflit en Ukraine bouleversent les chaînes d’approvisionnement en matières premières. Entre mars 2021 et mars 2022, l’INSEE a d’ailleurs remarqué une augmentation du prix des produits alimentaires de 3,4 % en France. En effet, l’Ukraine fait partie des pays leaders en termes de production agricole et d’exportations. Les répercussions de l’invasion russe ne vont donc pas être sans conséquence pour l’industrie agroalimentaire mondiale et française…

Quelles sont les denrées alimentaires les plus exportées par l’Ukraine ?

Les secteurs de l’agriculture et de l’agroalimentaire sont des véritables piliers de l’économie ukrainienne. En effet, à eux seuls, ils représentent 40 % des exportations du pays. 

De manière générale, l’Ukraine se positionne sur la cinquième marche du podium des pays exportateurs de céréales. Les chiffres de 2020, démontrent l’importance de ces productions dans le pays. En effet, cette année-là, l’État ukrainien était :

  • 1er pays exportateur d’huile de tournesol.
  • 2ᵉ pays exportateur de colza.
  • 3ᵉ pays exportateur de noix et de miel.
  • 4e pays exportateur de maïs.
  • 5e pays exportateur de blé.

Il est intéressant également de noter que la Russie et l’Ukraine représentent à eux deux environ :

  • 30 % de la production mondiale de blé.
  • 32 % de la production mondiale d’orge.
  • 17 % de la production mondiale d’orge.
  • Plus de 50 % des produits à base de tournesol (comme les huiles).

Les conséquences du conflit en Ukraine sur les exportations 

Depuis mars 2022, l’Ukraine cherche des solutions pour répondre aux besoins de sa population et éviter une crise alimentaire. Le pays a donc commencé à contrôler ses exportations via des quotas à respecter et des licences à obtenir. De nombreuses céréales et oléagineux sont concernés ainsi que d’autres denrées alimentaires, telles que : 

  • l’avoine ;
  • le seigle ;
  • le millet ;
  • les œufs ;
  • le blé ;
  • le maïs ;
  • l’huile de tournesol ;
  • le sel ;
  • le sucre ;
  • la volaille ;
  • le sarrasin ;
  • le bétail et la viande de bétail.

À l’heure actuelle, les capacités de production pour les futures récoltes de 2023 sont incertaines. L’endommagement des infrastructures comme les routes, les ponts ou les voies ferroviaires va aussi venir entraver le bon acheminement des matières premières. De même, de nombreux ports de marchandises ukrainiens, comme Berdiansk ou Marioupol, sont bloqués par l’occupation russe. La France a déjà pu observer une pénurie d’huile dans les rayons des supermarchés durant le mois d’avril. L’ensemble de ces perturbations risquent donc d’entraîner une nouvelle hausse des prix des denrées alimentaires.

Quel impact sur l’agroalimentaire en France ?

Les entreprises du secteur agroalimentaire en France subissent déjà de plein fouet les hausses de prix des matières premières dues à la pandémie. À présent, elles savent qu’elles vont devoir faire face, tôt ou tard, à celles engendrées par le conflit en Ukraine. En effet, l’achat de matières premières est l’un des premiers postes de dépenses de ce secteur.

Or, il faut savoir que l’ANIA (Association Nationale des Industries Alimentaires), a déjà constaté des hausses de prix record en 2021 :

  • +31,3 % pour le blé ;
  • +41,1 % pour le maïs.

À cela, s’ajoute également l’augmentation du coût des dépenses intermédiaires, comme :

  • le carburant ;
  • le gaz ;
  • l’alimentation animale ;
  • les emballages ;
  • la logistique.

Les chefs d’entreprise vont donc se retrouver face à un véritable dilemme : 

  • augmenter les prix de vente et prendre le risque de perdre en compétitivité ;
  • ou absorber l’inflation des prix des matières premières et rogner sur leur taux de marge.

Selon Jean-Philippe André, président de l’ANIA, les industriels pourraient perdre jusqu’à 7 % de marge si rien ne change d’ici à 2022. À titre de comparatif, le taux de marge des industries de l’agroalimentaire était de 31 % en 2021 et 44 % en 2007.

Aujourd’hui, les analystes de la Banque mondiale annoncent que le prix des matières premières alimentaires restera élevé jusqu’à la fin de l’année 2024. La pandémie et le conflit en Ukraine nous rappellent qu’il est dorénavant primordial de repenser l’ensemble de notre modèle agricole. La valorisation des filières locales et la diminution de l’empreinte carbone font d’ailleurs partie de ces enjeux qui attendent le secteur au tournant. En effet, seul un remodelage global de la filière nous permettra de renforcer durablement notre souveraineté alimentaire.

Sources :

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